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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 12:49

 

Le "Musée d'Architecture" du Musée de La Cour-d'Or Metz Métropole

 

Depuis les travaux de Gérald Collot (conservateur du Musée de Metz entre 1957 et 1987), très peu d’études ont été menées sur l’architecture civile messine du Moyen Age et de la Renaissance. Passionné par ce patrimoine -dont le devenir était incertain face aux grands travaux d’aménagements urbains et à la réhabilitation de quartiers tout entiers depuis le début des années 1960- ce conservateur a su réagir en conséquence et récupérer des éléments architecturaux de nature variée - allant de simples fragments à des structures extrêmement imposantes - afin de les faire entrer dans les collections du musée. 

 

1 page de présentation de l'article

Ill.1.Vue de la cour du Grenier de Chèvremont. avec la façade de l’ancien Hôtel de Philippe le Gronnais, et un élément de colombage provenant de l’ancienne rue Ladoucette. Photographie : ©Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole.

 

Tous se rencontrent dans les salles du musée consacrées à la présentation des grands principes de constructions religieuses et civiles, ainsi qu’aux spécificités de l’architecture messine. En effet, à cette époque, la maison traditionnelle messine était singulière. Gérald Collot insistait sur sa décoration, l’agencement de ses façades, sur son volume, très simple, cubique, mais aussi et surtout sur son couvrement original à rapprocher de l’architecture civile des Républiques Italiennes. Les quatre murs simples qui composent la demeure dissimulent l’extrémité inférieure des toitures de tuiles creuses, si bien qu’à faible distance, la maison messine donne l’impression de ne pas comporter de toiture mais une terrasse. La façade, crénelée ou non, (comme celles de l’actuelle Place Saint-Louis ou du Grenier de Chèvremont), donne la sensation qu’il s’agit d’un décor de théâtre, que Gérald Collot a nommé « façade écran ».

 

 sallegothique

 

Ill.2. Vue de la salle gothique – fenêtres à arcs brisés provenant de l’ancienne église Saint-Livier de Metz, XIIIe siècle – à gauche : portes du Jubé provenant de l’ancienne église des Grands Carmes de Metz, XVe siècle. Photographie : ©Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole.


        C’est ainsi qu’à force de récupérations, une grande collection de vestiges de l’époque médiévale et du début de la Renaissance (du XIIe siècle au XVIe siècle environ) s’est constituée au fur et à mesure des opportunités qui se présentaient sur les chantiers municipaux. On y trouve des linteaux romans, des fenêtres gotiques à arcs brisés d’anciennes églises, des portes de Jubés du gothique flamboyant, des croisées d’ogives de caves voûtées, des clés de voûtes à diamètres variés, des tympans de fenêtres et de portes à arcature trilobés, des éléments de colombages et même la façade toute entière de l’ancien Hôtel Patricien de Philippe le Gronnais. 

 

Une fois réunis, ces éléments architecturaux ont été présentés de manière étonnante dans les nouvelles salles d’exposition du musée. D’ailleurs c’est en partie pour cette raison que la mise en place d’un concept muséographique novateur dans les années 1980, destiné à transformer des espaces d’exposition en un véritable « Musée d’Architecture », a participé à l’obtention d’une mention d’honneur au prix européen des musées en 1981.


ArchitectureIll.3. Vue de l’espace du Musée d’Architecture consacré aux grands principes de l’architecture civile messine. Photographie : ©Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole.


En effet, lorsque l’on traverse les salles du Musée consacrées à la mise en valeur de l’architecture messine –religieuse et civile- on ne peut que ressentir le parcours tumultueux de ces vestiges qui ont souffert. Gérald Collot a souhaité les mettre en scène de manière à recréer une atmosphère coupée de l’espace-temps, en jouant sur l’association de murs sombres et d’un éclairage relativement faible. Le visiteur est ainsi pris au jeu : les panneaux explicatifs confrontés  aux vestiges authentiques sont sensés le préparer à la visite de la ville même, l’étape intermédiaire étant la fameuse cour du Grenier de Chèvremont, dans laquelle le conservateur a souhaité remettre certains vestiges en contexte, en les intégrant à la maçonnerie des bâtiments du musée. Seul le Grenier lui-même est à sa place originale, les autres façades étant des reconstitutions, excepté celle de l’Hôtel de Philippe le Gronnais qui fut intégralement déposée pour être remontée dans la cour. 


Pour en savoir plus et accéder au dossier, cliquez ici:

Accederarticle


 


Par Nathalie Pascarel - Publié dans : Histoire de Metz
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 17:55

L'UMR (Unité Mixte de Recherche) 6298 ARTeHIS (archéologie, terre, histoire, société)

compte plus de 250 membres et est rattachée à l'Université de Bourgogne à Dijon. L'unité a des

tutelles avec l'Université de Bourgogne, le CNRS et le Ministère de la Culture et est en collaboration avec l'INRAP. Elle a une visée diachronique et pluridisciplinaire puisqu'elle regroupe des chercheurs en archéologie, en histoire, en histoire de l'art et en sciences de la vie et de la Terre.

Les travaux effectués sont présentés notamment sur le site d'ARTeHIS ainsi que dans deux

publications gérées par l'UMR : la RAE (Revue Archéologique de l'Est) et le Bulletin du Centre

d'Etudes Médiévales d'Auxerre.


Sur le site internet d'ARTeHIS a été récemment mise en place une rubrique recensant tous

les chantiers archéologiques auxquels participent des membres de l'UMR. Dans ce cadre et puisque deux membres d'Historia Metensis font partie d'ARTeHIS, vous pourrez trouver une page dédiée au relevé des remparts de Metz, millésime 2011 à cette adresse :  

 http://www.artehis-cnrs.fr/ETUDE-DE-L-ENCEINTE-MEDIEVALE-DE

 

artehis

Par Historia Metensis - Publié dans : A voir
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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 12:51

 

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Le 17 février dernier, l’association a procédé à la deuxième partie de son relevé de l’enceinte médiévale de Metz entamée l’année dernière. Un nouveau tronçon, allant de l’ancienne poterne en Chandellerue à l’ancienne porte Sainte-Barbe, aujourd’hui détruite, a pu ainsi être étudié.


Copie de P1120512

Durant les mois qui suivent, les membres de l’association s’attèleront à l’analyse des données recueillies sur le terrain, qui seront alors confrontées aux sources retrouvées en archives. Nous ne manquerons pas de faire connaître les résultats de ses recherches à la fin de l’année.


429922

Un grand merci à tous les membres de l’association participant à ce projet, plus particulièrement à Anthony Dumontet, Anne Wilmouth, Aurore Duchêne, Nicolas Gasseau, Pierre-Marie Mercier, Pierre Kremer et Maxime Henault qui ont bravé le froid et la pluie durant cette journée.


P1480300--1-.JPG

Nous tenons également à remercier la Mairie de Metz de nous avoir mis à disposition une nacelle afin de pouvoir effectuer un certain nombre de clichés aériens, ainsi que le pôle d’archéologie préventive de Metz-Métropole pour nous avoir prêté un théodolite sans lequel ce relevé n’aurait pu se faire.


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Pour davantage d'informations: 

releve2011

 

RL     la semaine

 

 

Par Julien Trapp - Publié dans : Projets de l'association
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 16:04

Un plafond peint du XVe siècle : expression des idéologies de croisade et de chevalerie


Un des membres d’Historia Metensis vient de publier un article dans le dernier numéro de la revue Histoire et images médiévales  des mois de février-mars. Nathalie Pascarel, assistante de Conservation au Musée de La Cour d’Or, nous présente un plafond peint du XVe siècle qu’elle a étudié dans le cadre de son Master, brillamment soutenu au mois de septembre dernier.

Demeuré caché pendant une trentaine d’années dans les réserves du Musée de La Cour d’Or, ce plafond nous livre son histoire à travers les pages de ce numéro.

 HIM

En vente en kiosque (6,50€)

 

Par Historia Metensis - Publié dans : A voir
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 17:32

 

Le 28 mars 2011, l’association Historia Metensis a réalisé le relevé topographique d’un premier tronçon de l’enceinte médiévale de Metz. Ce dernier partait de l’actuel pont Demange à l’ancienne poterne en Chandellerue, et comprenait la tour des Esprits et le pont des Grilles de la Basse-Seille :


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Le tronçon relevé en 2011

 

L’objectif de ce relevé était double : établir un relevé précis des restes des fortifications médiévales et les confronter aux sources en archives. En effet, aucune étude exhaustive n’a été faite sur ce sujet, alors qu’entre la fin du XVIe siècle et le début du XXe siècle, 80 % de l’ouvrage défensif ont été détruits. Sur les 5500 mètres originels, il ne reste aujourd’hui qu’un peu plus de 1000 m de mur, garnis d’une dizaine de tours, de deux poternes et d’une porte d’entrée, que constitue la porte des Allemands. L’édification de l’enceinte est achevée à la fin du premier quart du XIIIe siècle et elle protège un territoire d’environ 160 hectares.

Le tronçon étudié était considéré auparavant comme un ajout du début du XIVe siècle. Cependant, le relevé topographique a permis de combler quelques lacunes quant à la connaissance sur cette partie du front de Seille. Bien qu’abondantes qu’à partir du début du XIVe siècle, les sources d’archives et les chroniques nous ont fourni des informations permettant la compréhension de la fortification messine.

03 

 La bretèche


La partie relevée se compose d’un mur se raccordant au nord à une tour de flanquement, appelée depuis l’époque moderne « tour des Esprits », mais dont le nom médiéval est « tour des Barbiers et des Chandeliers de cire ». Formant un angle de 120° avec le mur précédent, un pont fortifié, ou pont des Grilles de la Basse-Seille, se raccroche sur cette même tour.

Le mur ne conserve aujourd’hui qu’une hauteur maximale de 7 m et est long de 87 m. Mais d’après les relevés conservés dans les archives, ce mur était haut de près de 13 m. Il est construit en calcaire de Jaumont, matériau local qui était extrait à l’époque dans les carrières du Mont Saint-Quentin.


 

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Vue aérienne du rempart


Quant à l’élément avancé sur le mur de courtine, qualifié jusqu’à aujourd’hui de tour des Chandeliers, il servait probablement de bretèche au Moyen Age. Sa partie supérieure est aujourd’hui tronquée, mais d’après des gravures, nous savons qu’elle possédait probablement un créneau et deux merlons sur chaque face. Cette bretèche devait probablement protéger une poterne percée dans le mur en contrebas.

La tour des Barbiers et des Chandeliers de cire présente une hauteur de 13 m dans sa partie encore visible pour un diamètre intérieur de 4,60 m. Elle était défendue par quatre canonnières percées à des endroits stratégiques du mur. Mais elle a été endommagée en 1944 par un tir d’artillerie.

 

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Le rempart et la tour des Barbiers et des Chandeliers de cire


Quant au pont des Grilles de la Basse-Seille, seule la partie supérieure du pont, constituée de deux arches, est encore visible. Mais auparavant, les deux bras de la Seille passaient sous les deux arches, et le pont pouvait assurer la protection du moulin de la Basse-Seille, situé plus au sud. Le pont des Grilles de la Basse-Seille étant le dernier pont sur le bras intérieur de la Seille, il constituait le prolongement du mur de fortification. Au XVe siècle, il était entretenu par la cité et était équipé de grilles (ou baires).

 

 

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Mise en place des balises 

 Pour dater ce tronçon, postérieur à l’enceinte du XIIIe siècle, il est possible de se baser sur plusieurs éléments. Tout d’abord, s’il existait un hourd construit, même temporairement, sur la bretèche, il semblerait que ce type de construction était majoritairement en usage aux XIIe et XIIIe siècles. À partir du XIVe siècle, elles cèdent lentement la place à leur équivalent en pierre, les mâchicoulis, pour disparaître au cours du XVe siècle.


Plusieurs documents d’archives vont dans ce sens, puisque les annales de la cité rapportent qu’ « en 1381 fut commenciée à faire la nouvelle fermetée à la Grève au Champel » et que des « neufs murs » sont construits et attestés avant 1420 autour de la Grève. Il est donc probable que ce tronçon date de la fin du XIVe siècle et non pas du début de ce siècle.


 

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Relevé des points du Pont des Grilles au théodolite


Un compte-rendu plus exhaustif est prévu d’ici la fin de l’année 2012 et sera publié dans la revue les Cahiers Lorrains.

L’association a poursuivi le 17 février 2012 le relevé de l’enceinte médiévale de Metz en étudiant la partie au nord de la section précédente comprenant les trois tours de la cité ainsi que l’ancienne poterne en Chaudelellerue, aujourd’hui murée.


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Par Julien Trapp - Publié dans : Projets de l'association
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